Adrian Receanu Quartet « Amintire »

vendredi 8 juillet | 21h00 Concerts & spectacles

TARIFS : 7/6€


Dans le cadre de l’été culturel 2022

« L’été culturel est une manifestation à l’initiative du ministère de la Culture et mise en œuvre par la Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne et les opérateurs nationaux ».

Adrian Receanu Quartet « Amintire »

Adrian Receanu (Clarinette, Caval, Saxophone, Sylphyo, direction artistique) – Bruxelles, Belgique, Marcel Comendant (Cymbalum) – Bratislava, Slovaquie, Benjamin Clément (Guitare) – Bruxelles, Belgique , Jérôme Soulas (accordéon)

« Né dans un pays qui n’existe pas », comme il aime se présenter en plaisantant, le clarinettiste franco- moldave Adrian Receanu nous propose un spectacle visuel singulier. Amintire, que l’on pourrait traduire du roumain par souvenir, réminiscence, mémoire, rappel, nous renvoie aux sons d’une enfance soviétique.

La république de Moldavie, aujourd’hui aux portes de l’Union européenne, autrefois appelée la Bessarabie et qui n’est autre que la Syldavie dans les aventures de Tintin et le Sceptre d’Ottokar est un fourmillant creuset culturel où se sont accumulées et entremêlées des influences ottomanes, slaves et bien entendu roumaines. C’est un pays qui a développé des rapports très puissants entre la musique classique et la musique populaire. En effet, encouragées par les politiques culturelles, des orchestres «de muzica populara» ont vu le jour et ont développé au cours des décennies un véritable savoir-faire et une esthétique sonore unique.

une invitation à un savoureux mélange musical.

Le répertoire d’une modernité inattendue met en valeur le son du caval, flûte des bergers roumains qui évoque des images pastorales, méditatives ou dansantes. L’expression d’une large palette des couleurs de la clarinette se fait entendre dans la virtuosité des mélodies mûries jusqu’à la fraîcheur automnale, où la saison des mariages invite un saxophone à faire la fête jusqu’à l’aube… Le trio cymbalum – guitare – accordéon entretient, lui, le feu de cette tradition bien vivante: une rythmique précise, une harmonie et un accompagnement tout en délicatesse.

Adrian Receanu, porteur du projet
Né en 1980 en Moldavie, Adrian Receanu s’initie à clarinette et aux flûtes traditionnelles à l’école
de musique de Glodeni, sa ville natale. Il poursuit ensuite ses études au college de musique « St.
Neaga » de Chisinau. Invité en 1999 aux Rencontres Internationales de la Clarinette Populaire de
Glomel, en Bretagne, il revient en France pour se perfectionner au Conservatoire de BoulogneBillancourt et à ATLA, école des musiques actuelles à Paris. Il y étudie un répertoire classique et
contemporain, tout en jouant pour des projets de musiques «de l’Est».
«La découverte des musiques qui, a l’époque, ne passaient pas le filtre du KGB, furent pour moi
des véritables chocs. Je m’y suis intéressé et j’ai suivi des formations en musiques «actuelles»: cours
d’instrument, d’ensemble, d’analyse, de théorie et d’harmonie jazz, arrangements, orchestrations,
MAO.»

Benjamin Clement a commencé la guitare à l’âge de 14 ans en autodidacte à l’invitation de son
père. Il a abordé premièrement le Rock et le Blues pour s’intéresser ensuite au Jazz, notamment la
musique de Django Reinhardt. Plus tard il découvre les musiques tsiganes et s’en éprend. Il participe à des formations de musiciens bulgares, roumains, puis rencontre le violoniste multi-instrumentiste  Tcha Limberger avec lequel il partage un intérêt pour le jazz et les musiques des Balkans. Il est aujourd’hui actif dans le Trio Tatavla avec l’accordéoniste grec Dimos Vougioukas ou encore dans le Tcha Limberger Trio ou avec le Renaud Dardenne Trio.

Marcel Comendant est né à Chisinau, en Moldavie, en 1980. De 1987 à 1998, il a étudié le
cymbalum à l’école supérieure de musique de sa ville avec Varnavie Comendant et Valeriu Luţă, de
2000 à 2005, il s’est perfectionné à l’Académie des arts de Banská Bystrica avec Viktória Herencsár.
Il a remporté les concours internationaux suivants: « Gherorghe Neaga » à Chisinau en 1995,
« Constantin Brăiloiu » en Roumanie en 1996, « Eugen Coca » à Chisinau en 1998, « Dulcimer » à
Valasiské Mezirichí en Tchécoslovaquie en 2001. Il a participé à des festivals et des concerts en
Russie, Ukraine, Roumanie, Hongrie, Pologne, Grece, Autriche, Suisse et Croatie. Il est
actuellement membre du trio de jazz Pacora, du quintette Bashavel et de divers ensembles de
chambre.

Jérôme Soulas est ne en 1979 à Brest. A 9 ans, il débute l’accordéon chromatique avec Jean Appere, avec qui il étudiera pendant 10 ans. A 15 ans il s’intéresse au jazz et l’improvisation de manière autodidacte, puis découvre les musiques balkaniques qui ne cesseront pas de le passionner. Il découvre à la même époque l’élégance du musette des années 40 (Tony Murena, Jo Privat, Gus Viseur, etc…). Il forme ses premiers groupes : Solar Plexus, Mio trusette et rejoint le groupe Yog Sothoth qui mêle musiques balkaniques et raï.
En 2001, il participe à la création du spectacle de rue Le Bastringue, et rencontre les musiciens de Electric Bazar Cie, avec lesquels il jouera pendant 8 ans, réalisera 3 albums et de nombreux concerts dans toute l’Europe. Parallèlement il prépare son DEM en accordéon classique au Conservatoire de Brest, qu’il obtiendra en 2004. Il s’installe à Paris en 2005, et collabore avec de nouveaux artistes : Gong Gong, Gallina La Lupa, Sophia Charaï, Abd El Malik, Radio Thrakia, Akim El Sikameya. En 2007 il crée La Menina Sin Nombre (musiques de transylvanie) avec le violoniste et ethnomusicologue Filippo Bonini Baraldi. Avec ce dernier il rencontre le musicien ghaneo-roumain Wanlov the Kubolor, et participe à l’aventure de l’Afro-gipsy Band, groupe mêlant musiques d’Afrique de l’Ouest et de Roumanie.
En 2012 et 2013 il se forme à la composition avec Jean Gobinet et à l’harmonie avec Jean-Marc Brisson à l’ecole ARPEJ (Paris).
En 2014 il s’intéresse aux accordéons Farfisa, orgues électriques des années 60, et fonde le groupe Altavoz dans lequel il compose et intègre toutes ses influences musicales.
Depuis 2015 il retourne vivre dans le finistère, à Douarnenez. Il intègre depuis le groupe Burek et forme les groupes Galawe, Parblou, les Oenologues. Il intervient régulièrement depuis 2006 au musée de la cite de la Musique (Philharmonie de Paris). Son travail s’articule autour des musiques populaires des balkans et du caucase, de la composition, de l’ornementation, et des effets électro-acoustiques.