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spectacle – "Je me suis réfugiée là,là,là ..."

Vendredi 20 août 2021 – 21:00

Spectacle sous chapiteau à 21H, tarifs: 5/4 euros

« Je me suis réfugiée là,là,là … »
récit tentaculaire attablé

(photo: Yohanne Lamoulère)

Je me suis réfugiée là,là,là, fruit d’une recherche éternelle, casse les portes, s’installe et repart. Margo Chou nous invite à sa table et étale ses gris-gris. Le récit se déploie. Elle joue des registres : du poème à la chronique subjective en passant par des moments de musique et de dégustation.  A travers du vécu et des rencontres, elle évoque en fragments réalistes ou surréalistes, les refuges physiques et mentaux de l’individu, assoupli les espaces spécialisés et écrase de l’aiguille de son talon les frontières invisibles de nos villes. Elle parle aussi bien d’elle que des migrants, des Rroms que de sa mère ou du simple voisin sans jamais les nommer, partant de l’idée que tout peut arriver, à tout le monde et à tout moment.

un extrait vidéo ici: https://www.youtube.com/watch?v=CrvbGYsnhgY

SITE INTERNET : http://margochou.com/

«Je me suis réfugiée là… En performant les récits déroutants de ses aventures, Margo Chou transforme ses spectateurs en refuge. Ceux-là même qu’elle cherchait à travers la ville…

… Margo raconte ses aventures, ses errances en quête de percées dans la ville, des gens et d’endroits qui se trouvent un peu à la marge. De refuges en refuges, de trottoirs en cabanes, de terrains vagues en famille roms, Margo échoue sur des canapés, quelques chaises en plastique et des recoins pour y loger son intimité ou y fêter son anniversaire. Les évènements qu’elle décrit deviennent autant d’abris pour ses pensées voletantes qui s’y reproduisent, fictionnalisent peut-être, tandis qu’en fond retentit un morceau de Raï ou de Manélé. La lecture de ses textes alterne avec d’infinies plongées dans les délires d’une attention soutenue, tout à coup obsédée par un détail qu’elle n’aura de cesse de retourner sous sa langue. Ainsi les ressorts du monologue se construisent sur les ralentis kaléidoscopiques du récit qui soudain plongé dans une stase, nous autorise à lui tourner autour tandis que l’artiste se délecte, s’enthousiasme, précise, change de point de vue et n’en finit pas de repasser ses mots sur la même plaie : qu’est-ce que le langage peut faire des émotions si ce n’est les décrire encore et encore jusqu’à ce qu’elles perdent un peu de leurs charges? …» Claire Astier

http://www.mouvement.net/critiques/critiques/je-me-suis-refugiee-la

 

 

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