Prochainement au café

<< retourner au programme

Festival – "les petits concerts des voisins": Affinités écossaises

Jeudi 5 août 2021 – 18:30

Jeudi 5 août à 18H30 concert chez l’habitant

réservations au 02 96 35 29 40

Affinités écossaises

Musiques françaises et écossaises du 17ème siècle pour harpe et luth

Émilie Yaouanq : Harpe
Jean-Luc Tamby : Luth baroque et théorbe

C’est autour du monarque Charles 1er, roi d’Écosse et d’Angleterre au 17ème siècle qu‘Émilie Yaouanq, harpe renaissance, et Jean-Luc Tamby, luth baroque et théorbe, ont construit leur programme.
Ce souverain, comme tous les nobles d’origine écossaise, avait entendu la musique traditionnelle d’Écosse. S’inspirant des nombreux liens que l’Ecosse et la France ont tissés, ce programme présente autour de deux suites françaises pour luth baroque d’Ennemond Gaultier, envoyé́ en Angleterre par Marie de Médicis pour jouer devant le monarque, des pièces issues de manuscrits écossais pour luth du 17ème siècle, développées au théorbe et la harpe. Ces instruments anciens donnent ainsi à̀ entendre un dialogue très accessible entre deux cultures musicales européennes, entre musiques populaires et musiques savantes, entre improvisation et composition.

Ces pièces, très libres dans leur forme, sont poétiques et mélancoliques, mélange d’espérance et d’affliction, avec un reste de contrepoints hérités de la renaissance

PROGRAMME:

Trois pièces du manuscrit Balcares (harpe et luth)

Lilly Bollaro, The Lass wich made the bed for me, Sugar Candy

Suite de pièces en ré mineur d’Ennemond Gaultier (luth)

Prélude, Le tombeau de Mézangeau, Courante, Sarabande, Canaries

Quatre pièces des manuscrits Straloch et Skene(harpe et luth)

Hench me maly grey, A Daunce, John Hope currant, Corn Yairds

Love me as I desire Balcares (harpe et luth), suivie de La Cascade d’Ennemond Gaultier (luth)

Suite de pièces en ré majeur d’Ennemond et Denis Gaultier (luth)

Prélude, La dédicasse, Allemande, Courante et double, Sarabande, Gigue.

Quatre pièces du manuscrit Skene(harpe et luth)

Omnia vincit amor, Alace my Alan I’m lik to die auld, Adew Dundee, Let never crueltie dishonour Bewtie

Jean-Luc Tamby:

Après des études de guitare au CNSM de Paris, Jean- Luc Tamby a abordé́ le luth, le théorbe et les interprétations historiques au CRR de Paris avec Claire Antonini, Pascal Monteihet et Eric Bellocq, puis au cours de Maitres, avec Hopkinson Smith et Jordi Savall.
Il se produit régulièrement en France et à l’étranger, notamment au sein du « poème harmonique » avec lequel il a enregistré́ plusieurs disques.

En tant qu’instrumentiste et que musicologue, il s’intéresse particulièrement aux relations entre musique et poésie, aux dialogues avec l’oralité́ musicale, à l’interculturalité́, et à l’improvisation. Dans ce cadre, il accompagne les chanteuses Emmanuelle Huteau, Caroline Marçot, le ténor Serge Goubioud, le comédien Manuel Weber, le poète Yvon Le Men, il improvise avec les compositeurs Thierry Machuel et Thierry Pécou et publie régulièrement des articles sur ces sujets.

Jean-Luc Tamby enseigne la guitare et les cordes pincées anciennes au CRR de Rennes, il intervient dans les universités de Rouen, de Rennes 2 ainsi qu’au Pont Supérieur Bretagne Pays de Loire.

Émilie Yaouanq:

Émilie Yaouanq a été́ initiée à la danse et au chant traditionnels bretons dès son plus jeune âge. Elle a étudié́ la harpe celtique avec Mariannick Larc’Hantec et s’est perfectionnée au cours de stages avec Janet Harbison et Anne-Marie Jan. En 1992, à l’âge de 14 ans, elle a remporté́, pour la harpe, le Kan ar Bobl, l’un des principaux concours de musique traditionnelle bretonne. Elle a accompagné́ des conteurs traditionnels, s’est produite avec le chanteur écossais Andrew Hunter, le ténor occitan Bruno Bonhoure, le talabardeur Roland Becker.

Depuis une quinzaine d’année, elle s’intéresse à la musique ancienne et à la diminution Renaissance. Elle s’est initié à la harpe renaissance avec Véronique Musson.
Professeur agrégée au lycée Zola à Rennes, elle est l’auteur d’une thèse de littérature comparée traitant, entre autres, de l’influence de la chanson de tradition orale sur l’esthétique symboliste.

<< retourner au programme

Les commentaires sont fermés.