Mois du documentaire #4

Qu’est-ce que le Mois du film documentaire ?
Organisé par l’association Images en bibliothèques, le Mois du doc réunit près de 2000 lieux culturels, sociaux et éducatifs, en France et dans le monde, qui diffusent plus de 1600 films documentaires au mois de novembre. C’est l’occasion de découvrir une diversité d’œuvres à travers des programmes originaux et éclectiques !

Entrée 4€, une soupe est proposée par l’association Tohu-Bohu dés 19h30 (2€)

Court Métrage : Quelque chose des hommes de Stéphane Mercurio
28 min, 2015, France

Un film impressionniste, fait de corps, de gestes, de récits de la relation des hommes à la paternité et à la filiation. Seule femme, la cinéaste s’est glissée avec sa caméra dans l’intimité de ces hommes au cours des séances de prises de vue « père et fils » du photographe Grégoire Korganow, pour saisir quelque chose des hommes. Mission impossible et pourtant…

 

 

 

Film :  » Toto et ses sœurs  » de Alexander Nana,
Roumanie, 2014, 1h34

Petit garçon rom et analphabète de 9 ans, Totonel vit dans le ghetto de Bucarest avec ses deux grandes et courageuses soeurs, Andrea, 14 ans, et Ana, 17 ans, ainsi que ses oncles. Quand il avait 5 ans, les forces spéciales ont débarqué et ont emmené sa mère Siminica pour trafic de drogue. Pendant que leur mère purge une peine de sept ans de prison et que ses sœurs essaient de maintenir la famille à flot, Toto tente de s’instruire. Il apprend passionnément à lire, écrire et danser. Surtout danser et gagner le grand concours de Hip Hop…

voir la critique

 

Par Guillemette Odicino: 

Quel peut être l’avenir de Totonel, un petit Rom de 10 ans, élevé tant bien que mal par ses deux soeurs de 13 et 15 ans dans un appartement insalubre de 8 mètres carrés ? Sa mère est en prison et ses oncles se droguent sous ses yeux. Le Roumain Alexander Nanau a filmé cette famille en continu pendant quatorze mois, sans intervenir, en laissant les événements se dérouler comme dans une fiction. Le résultat est un documentaire choc : du cinéma direct où se mêlent la violence du quotidien (manger, dormir, aller à l’école, autant de combats) et une forme de résilience. Quand le garçonnet aux yeux pétillants se découvre des dons pour le hip-hop, c’est comme un miracle au milieu du chaos.

 

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