« Les mots pour le dire » de José Pinheiro

 

entrée libre, (une soupe est proposée dés 19h30,2€)

Marie n’a pas la trentaine épanouie. Au contraire. Marie va mal. Pas tant physiquement, malgré des hémorragies fréquentes, que psychologiquement. Marie a peur, Marie a la hantise, l’obsession du sang et Marie souffre maintenant des difficultés de son enfance. L’absence de son mari, qui enseigne aux Etats-Unis, n’arrange rien. Elle vit avec ses enfants chez sa mère, Eliane, et ça, c’est la catastrophe. Car tous ses problèmes viennent de sa relation difficile avec une mère tournée vers les autres, mais pas vers elle, une mère qui l’a enfantée au moment de son divorce et après la mort d’une fille aînée, une mère rapidement devenue inaccessible, trop belle. Refusant l’opération chirurgicale qui la guérirait peut-être, Marie franchit le pas et va voir un psychanalyste. Peu à peu, au cours des séances, elle se livre dans la douleur. Et sa personnalité évolue. Elle se prend en mains, trouve un travail qui pourra lui permettre de payer son analyse, rencontre des amis et des amants. Sa peur de l’homme s’est transformée en nymphomanie. Forte de sa vie à elle, Marie a l’audace de s’opposer à Eliane. Celle-ci est d’ailleurs en position de faiblesse, accablée par le cheminement de son Algérie natale vers l’indépendance. Marie va de mieux en mieux et elle se met à écrire son histoire. Elle déménage alors avec ses enfants pour quitter Eliane. François, son mari, rentre en France; il découvre une femme tout à fait changée. Puis ils accueillent Eliane chez eux au moment où elle décline complètement. Elle meurt deux jours après. L’Algérie est indépendante. Marie est guérie.

En présence du réalisateur.

 

 


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