Le Premier Rasta de Hélène Lee

entrée 5€
85mn, 2010, France

(une soupe est proposée par l’association Tohu-Bohu dés 19h30, 2€)

Au début du siècle dernier, le tout jeune Leonard Percival Howell (1893-1981) quitte la Jamaïque, se fait marin et parcourt le monde. Sur sa route, il croise toutes les idées qui agitent l’époque. Du bolchevisme à la new thought, de Gandhi à l’anarchisme, du garveyisme à la psychanalyse, il s’agit de trouver sa terre promise. C’est avec le cocktail de ces idées que Leonard “Gong” Howell revient en Jamaïque pour fonder en 1939 la première Commune Rasta, le Pinnacle. De là va s’élaborer le mode de vie et de pensée qui nourrira la culture du reggae que Bob Marley…

 

La musique a toujours accompagné et même véhiculé la pensée Rasta. Des tambours de Count Ossie au reggae de Marley, en passant par le dub de King Tubby et la poésie de Linton Kwesi Johnson, leur musique fut leur principal outil de propagande et de défense, comme fut le blues pour les esclaves américains. C’est donc tout naturellement qu’elle tient une place centrale dans le film. La bande-son du film est signée par des producteurs historiques (Bunny Lee) et de jeunes talents de la scène internationale (100 Grammes de Têtes, Tu Shung Peng, Groundation) La musique «live» inclut notamment :

Max Romeo (première star historique du reggae sur la scène internationale) The Abyssinians (auteurs de Satta Massa Gana, l’hymne du retour à la terrepromise) les Batteurs de Count Ossie (les fondateursde la rythmique jamaïcaine, connus aussi sous le nom de Mystic Revelation of Rastafari) avec Bro Royer et Filmore Alvaranga, membre de la Mission en Afrique de 1961 Miss Audrey Whyte-Lewis (membre du Pinnacle, qui interprète les hymnes Rastas de la première heure)

Hélène Lee est une référence mondiale de la culture Rasta. Journaliste, auteur, traductrice, réalisatrice, elle contribue depuis 40 ans à faire découvrir les artistes, la pensée et la musique noire, d’Afrique et des Caraïbes. Que ce soit avec ses essais «Rockers d’Afrique» (Albin Michel, 1987), «voir Trench Town et Mourir»(Flammarion 2003), «Le premier rasta » (Flammarion 1999), ses films «Jimmy Cliff, Moving on» pour Arte,
«Bons Baisers de Barbès»pour France 3 ou encore ses articles pour Libération, Actuel ou Géo, Hélène Lee n’a eu de cesse de défendre et de mettre sur le devant de la scène française des artistes tels que Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly ou encore Salif Keita. Son travail à la fois artistique et militant a permis de donner à cette musique et cette culture la place qui leur revient.
Le caméraman et co-réalisateur Christophe Farnarier, remarqué notamment pour son travail dans «Honor de Cavaleria» d’Albert Serra, ou son documentaire primé «El Somni», pose surla réalité Rasta un regard intimiste et amoureux.

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