La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl

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Algérie,France, 2008, 120 minutes

Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie.
Plus de cinquante ans après, Malek Bensmaïl revient dans ce village chaoui, devenu « le berceau de la révolution algérienne », pour y filmer, au fil des saisons, ses habitants, son école et ses enfants.
Entre présent et mémoire, c’est une réalité algérienne émouvante et complexe, sans fard ni masque, foisonnante et contradictoire, qui se dévoile.

« Il y a dans ce film magnifique tout ce qui nourrit les angoisses et les malentendus, tout ce qui alimente le brouhaha qui recouvre l’espace et le temps que partagent la France et l’Algérie : la colonisation et la guerre, le poids de la religion, le sort fait aux femmes, la bataille entre les langues… Mais n’est pas de ces films faits pour déclencher un débat. Son rythme ample laisse la place aux sensations, qui elles-mêmes, plus tard, susciteront la réflexion. C’est un film qui donne leur place aux hommes et aux enfants d’un petit village d’Algérie, Ghassira, qui les traite avec le respect et l’affection que méritent les personnages de cinéma. »
Thomas Sotinel, Le Monde

Distinction(s)

2009 : Cinéma du réel – Paris (France) – Compétition Internationale
2009 : Festival des 3 Continents – Nantes (France) – Prix spécial du Jury
2009 : Festival International du film Méditéranéenn – Tétouan (France) – Prix spécial du Jury
2009 : Dok Fest – Munich (Allemagne) – Grand Prix
2008 : Songe d’une nuit DV – Saint-Denis (France) – Prix Alga Panavision du meilleur documentaire

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