« Du rhum, des hommes » et euro 2016 : Suisse/France

Une double soirée :

18h00 : une soirée théâtre de comptoir avec  Du rhum, des hommes : … Une épopée comico-poétique, un instantané de vie, deux femmes au comptoir d’un bar, deux
caricatures burlesques à fleur de sens, deux visions de l’amour … (participation libre)

21h00: Euro 2016 : Suisse / France


« Du rhum, des hommes… »


… Une épopée comico-poétique, un instantané de vie, deux femmes au comptoir d’un bar, deux caricatures burlesques à fleur de sens, deux visions de l’amour … C’est suite à la fermeture de « la petite bassine », bar de leurs déboires, que nous retrouverons nos deux héroïnes contraintes à un nouveau départ. Débute alors dans le bar d’en face une nouvelle quête. Gaby extravertie et ubuesque initie son amie Peggy naïve et rêveuse aux secrets de la séduction. Des personnalités aux antipodes l’une de l’autre, une croisée des chemins où s’exprime une amitié sincère et détonante. Il y aura des hauts, il y aura des bas, et tout autour un leitmotiv qui plane : « L’amour se consomme » dit Gaby, « L’amour se déguste » répond Peggy.

Les mots du metteur en Scène…Ali Vaezi

Pourquoi « Du rhum, des hommes… » ?
En 2006, étant moi-même un enfant de ce que l’on nomme le « bistrot » ou « troquet » dequartier, je me suis pris d’affection pour ces personnalités marginales et originales que l’on y croise. J’avais donc l’envie et le désir de les conter. Il y a chez tous ces gens que l’on qualifie « d’énergumènes » ce même sentiment paradoxal : le plaisir de se retrouver et l’intense fêlure de leur solitude. Sociables, souriants et cœur sur la main, voilà ce qu’ils sont en société… Déchirés, isolés et « cassés », voilà ce que l’on trouve dans leur individualité… Je voulais par cette « comédie-poétique-burlesque » rendre hommage à cette si brutale conciliation des extrêmes au sein d’une si grande humanité qu’ils fardent si aisément par leur propre autodérision.

Pourquoi deux femmes ?…
C’est en les côtoyant que j’ai passé mes meilleurs moments, que j’ai découvert la  population des « Mademoiselle Jekyll » et « Madame Hyde ». Capables d’une incroyable humanité alliant douceur, écoute, compréhension et fidèle amitié, elles brisent tous les codes lorsqu’elles deviennent explosives, sincères et crues ! Cette ambivalence naturelle et magique qu’elles possèdent me fascinait bien plus que chez les hommes. De pudeur à impudeur, elles basculent sans complexes… Je voulais qu’elles s’expriment et qu’à travers cette pièce elles puissent dire : « Messieurs ! Assez de vos idées préconçues !… C’est à votre tour maintenant d’être l’ami, l’amour et l’amant ! D’être le sentiment et la chair !… Et vous Mesdames ! Riez d’eux avec nous ! Et rions de nous sans tabous ! »

Pourquoi le théâtre de comptoir… ?
Une pièce, dont le décor est un bar et parlant des « habitués », quoi de mieux que de le replacer dans son contexte originel ? Le théâtre est devenu œuvre d’esthètes, on se rend dans un lieu pour voir une pièce, la réflexion a son lieu, le rire a son lieu, le contemporain, le classique…etc… Ce format, c’est avant tout ramener le théâtre dans un cadre « populaire » sans l’idée d’un événement ponctuel ou particulier. J’y retrouve là l’idée du théâtre de tréteaux, celui que l’on jouait sur la place, sans prétention et en toute passion, celui qui caricaturait et divertissait. De par mon propre parcours, je crois fort qu’il n’y a pas un hermétisme particulier à l’art théâtral, mais plutôt une méconnaissance du plaisir d’assister à une représentation. Le théâtre de comptoir, c’est une œuvre qui va se confronter au « peuple », qui bouscule les habitudes, et non une œuvre patientant passivement qu’on vienne la découvrir.

Maud Dhénin

Comédienne pendant dix ans au sein de la Compagnie Errance, sous la direction de Simona Morini, dont les mises en scène associent théâtre, chant, musique et danse, pièces de F. G. Lorca, W. Shakespeare, M. Gorki et C. Goldoni (Biennale de Venise, 2007). Elle y rencontre la chorégraphe Mariangela Siani, avec qui elle continue l’apprentissage de la danse (actuellement un spectacle en création, Flamina). Après une licence de lettres modernes à la Sorbonne, elle a suivi les cours du Vélo Volé sous la direction de François Ha Van et participé aux cours du conservatoire du 5e arrondissement avec Bruno Wacrenier. En 2011, elle met en scène L’Histoire des ours pandas racontée par un saxophoniste qui a une amie à Francfort de Matei Visniec. Elle travaille depuis avec cette compagnie devenue Corps de métier (Du Rhum, des hommes, d’Ani Vacco, La Femme comme champ de bataille de Matei Visniec). Elle joue et met en scène aussi au sein de la compagnie Umbral, a joué récemment dans Atteintes à sa vie de Martin Crimp, avec l’Illustre Compagnie Inutile, l’Oeil le plus bleu avec la Compagnie des Inachevés…

Eléonore Hendriks
Comédienne pluridisciplinaire, elle débute sa formation au sein de la compagnie  théâtrale Le Vélo Volé, dirigée par François Ha van, puis poursuit son apprentissage au sein d’une école de comédie musicale Le Centre des Arts de la Scène de Jacques Mornas et François Bourcier à Paris mêlant théâtre, chant et danse. En 2008, elle décide de partir en Biélorussie, à L’Académie des Arts de Minsk, où en plus de l’approche théâtrale propre à l’école russe elle se forme en bio mécanique, combat scénique et marionnette. En 2010 elle fonde sa compagnie Sensation En Scène avec laquelle elle joue plusieurs spectacles et intègre en parallèle la classe de CEPIT au CRR de Cergy sous la direction de Coco Felgeirolles avec comme intervenants principal Rafael Bianciotto, Alexandre Del Perudggia, Yannis Kokkos… Depuis 2006 elle a joué une quinzaine de pièces, notamment au Festival des Semailles en Bourgogne, au Guichet Montparnasse à Paris, sur la péniche le Vaisseau Fantôme et au Théâtre Déjazet, dans un répertoire éclectique, passant du classique au contemporain, de Mikael Boulgakov, ,Jean Anouilh, Arthur Schnitzler à Matéi Visniec, Lars noren, et actuellement Gildas Millin. Évidemment, nous confronter aux gens, dans des bistrots, sur des places en extérieur, leur amener le spectacle là où ils ne s’y attendent pas, les faire rire et réfléchir. Mais nous avons également le désir d’emmener ce projet sur scène, parler « d’elles », toutes ces « alcolos déjantées », drôles, énergiques et si émouvantes. Faire de leurs travers l’épicentre du rire pour qu’en les regardant, on se retrouve nous même !

 

 

 

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