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Cinéma, Rencontre – "J'ai marché jusqu'à vous, récits d'une jeunesse exilée" de Rachid Oujdi

Jeudi 12 octobre 2017 – 20:30

Entrée 5€,

Une soupe est proposée par l’association Tohu-Bohu dès 19h30 (2€)

Le CSSP (Collectif de Soutien aux Sans Papiers), vous propose la projection du film: « J’ai marché jusqu’à vous,récits d’une jeunesse exilée » (2016 / 52mm)

en présence du réalisateur Rachid Oujdi

Ils ont moins de 18 ans, on les appelle les « Mineurs Isolés Etrangers ». Venus seuls, principalement d’Afrique et du Moyen-Orient, ces voyageurs sans visas débarquent à Marseille, au terme d’un long périple. En attendant leur majorité, ils sont censés se trouver sous la protection de l’Aide Sociale à l’Enfance. Mais avant cette « mise à l’abri » rarement immédiate, ces jeunes subissent la rue, les réseaux malveillants et la suspicion des institutions. Un parcours éprouvant filmé avec distance et pudeur par les caméras de Rachid Oujdi qui révèle un double paradoxe. Car à leur majorité, ces jeunes n’auront, peut-être, pas la possibilité de rester sur le territoire français. (LCP)

Prix du public du meilleur long métrage 2017
Festival Amnesty International « Au cinéma pour les droits humains »
Prix Média 2017 – Enfance majuscule

​Rachid Oujdi – un réalisateur engagé ?

Réalisateur engagé ?! - C’est un terme que j’ai souvent entendu lors des différentes projections débats de mon précédent film documentaire « Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés ». Suis-je un réalisateur engagé ? – Sincèrement, je n’en sais rien ! Je ne me positionne pas ainsi. Je me considère plutôt comme un citoyen français qui s’interroge sur le monde qui l’entoure. Je me rends compte que je vais plus souvent sur des sujets sociétaux, sur des dysfonctionnements qui provoquent des injustices qui, parfois, m’agacent. Et plutôt que de ne rien faire, de ne rien dire… Je m’engage à réaliser un film. Je prends le temps de le faire. Pas dans l’urgence… car souvent, je trouve que ça peut désservir le propos que l’on veut défendre. La problématique des Mineurs Isolés Etrangers m’interpelle. D’abord, parce qu’autour de moi, de nombreuses personnes travaillent avec ces jeunes ; dès leurs arrivées, pendant leurs prises en charges et après (pour ceux qui peuvent rester sur le territoire). Ensuite, parce que la notion d’exil me pose toujours question. Sans doute que celui de mes parents y est pour quelque chose.

Sans doute !

Rachid Oujdi

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