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Cinéma – Double jeu #1 : "L’empire de la perfection" de Julien Faraut

Mercredi 8 janvier 2020 – 20:00

Entrée 5€

Une soupe est proposée par l’association Tohu-Bohu (2€50)

Attention les séances de cinéma documentaire au Café Théodore se dérouleront  désormais le mercredi soir et débuteront à 20h00.

Double Jeu : Un film sort en salle aujourd’hui, qui en appelle un autre sorti hier. Par ce dispositif d’accompagnement des films en salle de cinéma, l’association Documentaire sur grand écran valorise la sortie d’un film documentaire en l’associant à un film de patrimoine, à l’occasion d’une double séance.

Le sport est un terrain inspirant pour un cinéaste en quête de personnages « hors du commun ». Sur un cours de tennis, sur une piste de ski, ces héros repoussent leurs limites pour atteindre l’extase et/ou la perfection. La montagne est le terrain idéal pour Werner Herzog dont ces questions sont le moteur de son œuvre, et où les héros sont à la hauteur de sa quête mystique. Un terrain tout aussi idéal pour Julien Faraut qui, à partir d’archives, reconstruit le sidérant travail physique et stratégique d’un tennisman de légende, John McEnroe.

« L’empire de la  perfection » de Julien Faraut,  [France, 2018, 90']

Prix du public: Festival de Berlin Forum 2018, Cinéma du Réel 2018

Le cinéma ment, pas le sport… Au début des années 80, le tennisman John McEnroe est copié dans toutes les écoles, étudié sous toutes les coutures, filmé sous tous les angles. Roland Garros 84 : il a tutoyé la perfection, et pourtant…

« Ce portrait déconstruit de John McEnroe aborde l’univers du tennis par un angle méconnu et drolatique : le film d’instruction, qui fait « bel et bien partie de l’histoire du cinéma », comme le précise Mathieu Amalric en voix-off. Gil de Kermadec, directeur national technique du tennis pendant des décennies, lui a donné ses lettres de noblesse. À ce pionnier, Julien Faraut emprunte des images mais aussi un glissement thématique : parti d’une recherche de gestes suffisamment génériques pour être élevés en méthode dans ses films didactiques, Kermadec fait le choix en 1977 de se tourner vers des portraits de joueurs. Dès lors, c’est la singularité du geste qui compte. C’est à cette époque que le critique de cinéma Serge Daney écrit ses textes les plus brillants sur le tennis et que McEnroe émerge sur la scène mondiale. En montant de passionnants rushes 16 mm filmés au tournoi de Roland-Garros, Julien Faraut triture le documentaire. « C’est l’avantage de la terre battue, écrivait Daney : elle crée de la fiction. » McEnroe, connu pour ses colères, étonne par sa capacité à continuer à penser stratégiquement lors d’une partie. À pas feutrés, c’est une enquête sur le perfectionnisme qui s’esquisse – son enfer (« l’empire » au sens d’emprise), la lutte avec soi-même qu’il impose et la dramaturgie complexe qu’il instaure, bien au-delà du cirque médiatique ». Charlotte Garson Cinéma du Réel – 2018

Julien Faraut:  les archives 16 mm liées au sport, ce qui lui permet de créer des ponts entre le cinéma, le sport et plus largement l’art. Fasciné par les performances des athlètes de haut niveau, Julien Faraut explore dans son travail artistique le caractère exceptionnel de ces êtres humains, à travers le cinéma. Il est l’auteur, entre autres, des films Regard neuf sur Olympia 52, Une seule fois, Paris Jeux t’aime… et de plusieurs expositions.

Double jeu #2 : « La grande extase du sculpteur sur bois Steiner » de Werner Herzog

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