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Festival – Les petits concerts des voisins #1

Dimanche 4 août 2019 – 17:30

Concert chez l’habitant : Rendez vous au Café Théodore 17h00

Plein Tarif : 14€, Réduit : 10€, Gratuit – 15 ans

Attention places limitées !

Merci de réserver au café Théodore : 02 96 35 29 40

« Les cheveux d’Apollon» avec Miguel Henry, luth solo

Miguel Henry est luthiste. Il produit en récital et au sein de formations de musique de chambre, dans un répertoire allant de la Renaissance à l’époque baroque, et collabore régulièrement avec la danse. Le cheminement de Miguel Henry s’est construit par la richesse de nombreuses rencontres, parmi lesquelles : Michel Lelong (répertoire traditionnel américain), Caroline Delume (répertoire contemporain) ou encore Pascale Boquet (répertoire Renaissance). La musique ancienne, réunissant écriture rigoureuse et improvisation, s’est tout naturellement imposée à lui comme point d’ancrage esthétique. Miguel Henry se produit aujourd’hui régulièrement avec l’ensemble Doulce Mémoire, Les Musiciens de SaintJulien, L’Achéron, Pygmalion et de nombreux autres ensembles tant Baroque que Renaissance. Il collabore avec des danseurs (Compagnie Les Fêtes Galantes, Compagnie Outre Mesure?), des comédiens (Olivier Martin-Salvan, Benjamin Lazar) et se produit lui-même en tant que comédien et marionnettiste au sein de la Compagnie de l’Aune. Miguel Henry enseigne le luth, la basse continue et l’improvisation, au Conservatoires de BoulogneBillancourt et au PSPBB. Subtle as Sphinx, as sweet and musical As bright Apollo’s lute, strung with his hair. And when Love speaks, the voice of all the gods Make heaven drowsy with the harmony.
Ces quelques vers extraits de Peines d’amour perdues (W. Shakespeare – 1598), évoquent ce luth qui, pour servir l’amour, emploie les cheveux d’Apollon en guise de cordes. Cela nous rappel que, plus que tout autre instrument au 16ème siècle, le luth est
l’instrument du désir amoureux. Mais cette métaphore convoque également cette pensée incontournable de la Renaissance, liée à la lumière d’Apollon : l’Humanisme. Le luth est le sismographe des sentiments et pensées de l’homme de la Renaissance, un homme qui se redéfinit de telle manière que les historiens y voient la naissance de l’homme moderne. Le luth permet alors, plus que tout autre instrument de ce temps, d’explorer le devenir de la musique tel qu’il est lié à cette profonde transformation. Propulsé au devant de la scène, le luth est accompagné pour cela par la toute récente invention de l’imprimerie musicale (par Petrucci en 1500) et par l’utilisation intense de la tablature – mode de notation économique s’il en est. Il est célébré par les poètes dans toute l’Europe, les compositeurs l’emploient afin d’affiner leurs œuvres, les peintres admirent ses proportions et le font témoin muet de la jeunesse et de l’amour. De Dalza à Dowland, en passant par Francesco da Milano ou Guillaume Morlaye, ce programme vous propose de rencontrer un miroir sonore de ce siècle.

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