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Cinéma – Fête du court métrage :« L’homme regarde l’homme »

Jeudi 14 mars 2019 – 20:30

Entrée libre

Une soupe est proposée par l’association Tohu-Bohu dès 19h30 (2€50)

« L’homme regarde l’homme »:
3 documentaires qui nous éclairent sur le rapport de l’homme au monde.

 

 

1 - »SAN SIRO » de  Yuri Ancarani – 2015 26’ – Italie

En 2013, les RIDM présentaient une trilogie de courts métrages de Yuri Ancarani, dont le dernier, Da Vinci, remportait le prix du meilleur court métrage international. Ceux qui furent enthousiasmés par leur découverte du cinéaste italien ne seront pas déçus, et voici l’occasion pour les autres de rattraper leur retard : San Siro, anatomie épique, singulière et un brin humoristique du stade de foot mythique de Milan, tombe à pic en cette année de Coupe du monde. Surtout qu’on y découvre tout du plus grand stade italien, sauf le football ! Ancarani suit sans la déchiffrer la chorégraphie impeccable des travailleurs en tout genre des coulisses, et transmet avec brio, par le simple jeu des sons, des formes et des lumières, l’atmosphère puissante des grands rassemblements sportifs. Du pur plaisir.

Distinctions:

2016 : VivViva il cinema ! – Journées du film italien de Tours – Tours (France) – Sélection
2015 : Images en bibliothèques – Paris (France) – Film soutenu par la Commission nationale de sélection des médiathèques
2015 : Cinéma du réel – Paris (France) – Compétition Internationale courts métrages
2014 : Toronto International Film Festival (TIFF) – Toronto (Canada) – Sélection officielle
2014 : RIDM – Rencontres internationales du documentaire de Montréal – Montréal (Canada) – Compétition Internationale courts métrages

2 - » Conversations de Salon » de Danielle Arbid, 2008, 30’ – France

À Beyrouth, ma mère reçoit tous les jours, vers 17h00. Installées dans son salon, ses amies déballent leurs vies. L’espoir succède au désespoir. La parole fuse. Les secrets éclatent. Et même le bonheur fait l’objet de surenchères.

Lire : Entretien avec la réalisatrice Danielle Arbid

 

 

3 -Atlantiques de Mati Diop – 2010, 16’ – France -

Avec : Serigne Seck, Ouli Seck, Alpha Diop, Cheikh M’Baye, Asta M’Boup
Musique : Bent
Production : Le Fresnoy

À commencer par Moonfleet et Jamaica Inn, nous avons tous en mémoire ces contes de naufrageurs attirant les vaisseaux sur les récifs pour qu’ils s’y brisent. Le gros plan des lentilles d’un phare tournant sur elles-mêmes sur lequel s’achève Atlantiques, y fait immanquablement penser. Il n’y a pas de port derrière ce phare, seulement la nuit et l’eau glacée de la mort, le mirage d’une Europe où la survie serait plus aisée, mais inaccessible, ombre décharnée d’un Eldorado qui n’en est pas un, même si, comme toute puissance occidentale elle se nourrit de l’épuisement du Tiers Monde.

« Au revoir, je pars mourir, ça ne se dit pas », confie sur la plage Serigne à ses amis, rescapé d’un naufrage qui le hante, mais bien décidé à repartir tant survivre au Sénégal est devenu une chose impossible. Que ce soit cet adieu à ses amis ou le récit de sa première traversée, la nuit l’enveloppe déjà. La lumière n’est plus de son monde. Elle est restée au village, sur les visages en pleurs des femmes et les tombes. »

(Yann Lardeau)

Distinctions :
2010 : Cinéma du réel – Paris (France) – Mention spéciale – Jury Culturesfrance
2008 : EntreVues – Festival du film de Belfort – Belfort (France) – Sélection

 

 


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