Prochainement au café

<< retourner au programme

Cinéma – "Koko, le gorille qui parle" de Barbet Schroeder

Jeudi 13 septembre 2018 – 20:30

Entrée 5€

« Koko, le gorille qui parle » de Barbet Schroeder, 1978, 85min, France

Sur le campus de l’université de Stanford, située à une quarantaine de kilomètres au sud de SanFrancisco (Californie) et réputée l’une des meilleures du monde, Barbet Schroeder est allé filmer en 1977-1978 une expérience d’apprentissage du langage des signes par un gorille femelle, Koko. Au moment du film, Koko a sept ans. Née au zoo de San Francisco, elle a été confiée, tout bébé, à Penny Patterson, une étudiante qui travaille à son diplôme universitaire sous la direction du professeur en neurosciences Carl Pribram. Koko vit dans un mobile home installé sur le campus et Penny veille à son éducation pendant environ deux heures par jour. Penny, le docteur Pribram, le docteur Roger Fouts, spécialiste des primates, ainsi que le narrateur qui intervient sporadiquement en voix off, expliquent l’histoire de cette expérience, qui est une sorte d’aboutissement de travaux antérieurs menés par des primatologues dès les années 1920. Ils en expliquent les motivations et les enjeux. En moins de sept ans, Koko a appris à utiliser avec précision environ 350 mots de la langue des sourds-muets anglo-saxons, et elle en comprend plus de 500. Elle est mise en présence d’un jeune gorille mâle, Michael, lui-même initié au langage des signes et avec lequel elle découvrira la sexualité. Mais Koko est au centre d’un conflit entre le zoo de San Francisco et Penny Patterson. Le nouveau directeur du zoo, Saul Kitchener, voudrait la récupérer, mais Penny s’y oppose de toutes ses forces : elle ne veut pas se séparer de Koko, à la fois pour des raisons scientifiques (poursuivre ce travail) et affectives (un lien très fort de mère à enfant s’est établi entre le professeur et son élève). Le directeur conteste la légitimité de ce genre d’expérience et donne une vision critique des travaux de Penny. Il faudra que Penny fonde une association capable d’acheter Koko et que la mairie intervienne en sa faveur.

 

Koko, la célèbre gorille qui parlait la langue des signes est morte dans son sommeil à l’âge de 46 ans a annoncé la Gorilla fondation dans un communiqué.

Koko, une gorille élevée en captivité devenue mondialement célèbre pour sa maîtrise du langage des signes, est morte mercredi à 46 ans en Californie, a annoncé la Gorilla Foundation qui suivait l’animal. La primate, qui était née le 4 juillet 1971 au zoo de San Francisco, est morte « dans son sommeil », a précisé la fondation dans un communiqué.« La capacité de Koko pour le langage et son empathie a ouvert l’esprit et le cœur de millions de personnes », a souligné la fondation, la qualifiant d’« icône de la communication inter-espèces ».« Elle était très aimée et nous manquera profondément ».Dès 1972, une chercheuse et psychologue pour animaux, Francine Patterson, commençait à apprendre à Koko le langage des signes, avant de poursuivre son apprentissage à l’université de Stanford, où fut établie la fondation, dédiée à l’étude des gorilles en captivité.
Koko, qui maîtrisera peu à peu plus de 1 000 mots, devait ensuite faire l’objet de nombreux reportages qui ont fait sa notoriété. À commencer par la couverture de National Geographic, en octobre 1978, qui la montrait en train de prendre sa photo en se regardant dans un miroir. Koko devait ensuite se rendre célèbre pour son affection pour son premier chaton, qu’elle avait nommé « All Ball », qui devait faire l’objet d’un livre pour enfants devenu un classique, « Koko’s kitten » (Le chaton de Koko).À la mort du chat, renversé par une voiture, Koko avait affiché son chagrin des mois durant.Ce grand singe devait aussi montrer son penchant pour la peinture, et même participer à des discussions sur internet avec ses nombreux fans. Mais bien qu’elle soit devenue la première ambassadrice des gorilles à travers le monde, Koko a aussi connu des moments de controverse.

En 2005, deux femmes avaient assigné en justice la fondation du gorille de les avoir sommées de se mettre à moitié nues devant Koko, pour mieux communiquer avec cette femelle réputée pour aimer les seins.La fondation avait rejeté ces accusations, et l’affaire s’était réglée à l’amiable.


<< retourner au programme

Les commentaires sont fermés.