« Kings of the Wind and Electric Queens » Cédric Dupire, Gaspard Kuents,

Entrée 5€, La Matinale, [Petit-Dej offert]

« Kings of the Wind and Electric Queens« 

Cédric Dupire, Gaspard Kuents, [France, 2014, 56]

La foire de Sonepur, dans l’état du Bihar (Inde orientale) s’ouvre tous les ans le jour sacré de pleine lune du Kartik Purnima. Eléphants, oiseaux, chevaux ou chameaux s’échangent depuis des millénaires dans ce marché, le plus vaste en Asie dans son genre. Mobilisant tous les forains de cet état réputé pour son indomptabilité, c’est le lieu d’expression par excellence de la culture populaire bihari. Les personnages de « Kings of the Wind & Electric Queens » en sont les dépositaires. Comme les différentes figures d’un jeu de tarot, ils sont les visages emblématiques de la foire : le Cavalier, l’Exorciste, la Danseuse, le Stuntman ou le Mahut (dresseur d’éléphant). Chacun va se donner en représentation, sur la vaste scène de la foire, pour le plaisir de spectateurs d’un jour, foule de pélerins en extase, à la recherche de frissons et de signes de la fortune.

« En se servant par touches légères des codes filmiques du western, du fantastique ou du psychédélique, notre film arbore les différents masques du spectacle, pour mieux en montrer les rouages. C’est cette mécanique de domination, véritable machinerie des coulisses de la fête, qui est l’enjeu de Kings of the Wind & Electric Queens. Là où la fête devrait nous libérer de nos liens, elle n’est finalement que le reflet du carcan qui nous aliène. » Gaspard Kuentz et Cédric Dupire

Cédric Dupire est réalisateur, directeur de la photo et producteur. Il est né en 1979. Initié en 2005 suite à une rencontre avec les musiques traditionnelles du Rajasthan et la réalisation du film Musafir, son travail cinématographique interroge le lien qui unit la musique et son environnement. En 2008, son deuxième film, autour de cette même thématique, voit le jour : L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. En 2009, il coréalise avec Gaspard Kuentz We Don’t Care About Music Anyway qui dresse le portrait de la scène musicale underground de Tokyo. Entre 2010 et 2012, il réalise quatre courts films expérimentaux : No More Free Memory…, Dead End, Grey Seeds et O Sal Da Lua. En 2014 il signe un nouveau film avec Gaspard Kuentz, Kings of the Wind & Electric Queens.

Né à Paris en 1981, Gaspard Kuentz part en 2003 au Japon pour suivre le cours de fiction de l’École cinématographique de Tokyo. En parallèle de ses activités cinématographiques, il s’implique dans la scène musicale noise tokyoïte, ce qui l’amène à réaliser un documentaire musical en 2009, We Don’t Care About Music Anyway…. Grâce à sa connaissance intime du Japon et de l’Est de l’Asie, il développe désormais dans cette région des documentaires hybrides mélangeant l’anthropologie visuelle à des approches expérimentales de la fiction.

Cette entrée a été publiée dans Cinéma. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.